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Communauté, culture et la première année de Maternité

Quatre mères, de quatre pays différents, nous montrent l’importance universelle et significative des soins postpartum

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Tsukasa, husband Kaz and daughter Rota enjoy a day outside in Japan.

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Je suis arrivée au Japon enceinte de six mois, lorsque mon mari a été muté à Tokyo pour son travail. Mon intention était de poursuivre ma carrière de journaliste. J’espérais également que ce nouveau cadre ajouterait encore plus d’aventure à notre nouvelle vie de parents.

Le lendemain de la naissance de mon fils, je me suis rendue compte que ce déménagement était peut-être une terrible erreur. La maternité est passionnante, mais aussi déroutante, surtout dans un pays étranger. À des milliers de kilomètres du confort de ma famille et désormais avec un nouveau-né, j’étais envahie par une profonde nostalgie de mon foyer. Au cours des mois qui ont suivi, je me suis sentie complètement dépassée. Devenir parent vous confronte à une multitude de petites questions : faut-il dormir avec son bébé, quand introduire les aliments solides, les bébés doivent-ils porter des chaussettes ? Les réponses varient selon les cultures.

Il y avait toutefois des avantages à devenir parent là-bas : contrairement aux États-Unis, où je suis née et où j’ai grandi, le gouvernement japonais prend en charge les frais d’accouchement et de garde d’enfants dès la naissance, car encourager les gens à avoir plus d’enfants est au cœur de son plan économique à long terme.

Je me suis intéressée à la manière dont d’autres pays gèrent la tâche délicate et importante qui consiste à soutenir les nouveaux parents, et j’ai commencé à rédiger des articles qui allaient devenir mon livre Four Mothers: An intimate Journey through the first year of parenthood in four countries [1]. Ce livre suit des femmes aux États-Unis, au Japon, au Kenya et en Finlande, qui ont toutes eu des bébés vers le Nouvel An 2022, tout au long de leur première année de maternité.

[1]

Leonard, A. (2025) Four Mothers: An intimate journey through the first year of parenthood in four countries. Chapel Hill: Algonquin.

J’ai été frappée par le nombre de similitudes entre les systèmes traditionnels de prise en charge des nouvelles mères, mais aussi par la rapidité avec laquelle ces traditions disparaissent et par les difficultés rencontrées par les pays pour mettre en place des systèmes alternatifs pour tous.

Les réseaux familiaux et amicaux se désagrègent

Après avoir donné naissance à Nagano, les parents Tsukasa adhèrent a une pratique ancestrale appelée le Satogaeri Shussan, Ils reviennent au foyer de leurs parents pour récupérer pendant le premier mois du postpartum. Sa mère prépare des repas nourrissants et encourage la nouvelle maman à suivre le Kampo, c’est la version japonaise de la médicine traditionnelle chinoise. Selon cette pratique, toute ce qui est froid ralentit la convalescence, ainsi Tsusaka reste à la maison, boit des thés et boissons chaudes et s’abstient de laver ses cheveux. « Je ne veut prendre froid car je dois m’occuper du bebe » m’explique-t-elle. La seule fois où elle quitte la maison c’est pour amener sa fille Rota à l’hôpital pour les visites de routine.

Les amis viennent lui rendre visite mais pour la plus part du temps elle se repose, avec Rota a coté sur un futon, elle suit la tradition orale qui dit que « faire de l’exercice physique après avoir accoucher peut te hanter pour le reste de ta vie ». Ensuite, à la date de la fin du premier mois, elle et sa mère rangent le futon dans une cérémonie appelle « soulever le sol » qui marque la fin du confinement. Tsukasa et Rota retournent ainsi dans leur maison a Tokyo.

J’ai appris que ce systèmes traditionnel Japonais de soin est remarquablement similaire des traditions au Kenya, dans l’autre moitié du globe. Asante Bonyo a maintenant 91 ans. Elle me dit que lorsqu’elle a donné naissance, dans les années 50, les femmes de sa communauté Luo lui ont apporté de la nourriture et des cadeaux et se sont chargées de son travail au champs. « C’était les bon vieux jours » dit-elle en souriant « on te faisais à manger et tu n’avais plus qu’à manger ». Elle se rappelle se rassasier de poisson et fécule de marante, une fécule riche en propriétés médicinales. La période de repos postpartum est traditionnellement de 40 jours, Bonyo a célébrer la fin de cette période par un bain rituel, similaire à la pratique Japonaise de « soulever le sol ». Cette pratique existe aussi dans d’autres cultures dans le monde comme en Grèce et en Amérique Latine, ou la période de ressourcement postpartum est connue sous le terme de Cuarantena.

Mais aujourd’hui les choses sont entrain de changer. Au Japon, l’expérience de Tsuka deviens de moins en moins commune ; les femmes vivent plus loin de là ou elles ont grandi et ont des enfants plus tardivement lorsque leurs parents, étant plus âgées, peuvent moins aider. Au Kenya, de même, les nouvelles mamans non plus le même soutien de leur communauté.

Chelsea est une nouvelle maman à Nairobi au Kenya, elle est issue de la même communauté Lua que Bonyo. Tandis qu’elle nourrit sa nouvelle fille Ada par une après-midi pluvieuse, elle réalise quelle na pas mangé toute la journée et qu’il n’y a presque rien à manger à la maison. Elle n’a pas de réseaux d’amis qui pourraient apporter de la nourriture ou des repas, il faudra quelle aille faire ses courses seule. Mais il faudra donc aussi prendre Ada, ce qui rend le fait de porter des sacs de courses plus difficile et elle s’inquiète a l’idée d’exposer un si petit bebe a la foule.

La plus part du temps Chelsea ne s’aventure pas hors de son appartement, mais, contrairement a Tsukasa, ce confinement postpartum n’est pas une expérience positive. Chelsea voit ses anciens amis uniquement à travers leurs post sur les réseaux sociaux. « Parfois c’est dur parce que je les voit s’amuser et je me demande pourquoi ils ne me rendent pas visite, mais ce n’est pas grave.. » dit-elle d’une voix tremblante. Il s’ensuit une longue pause « ils sont juste occupé avec leurs vies et je les voit moins peut-être parce que je devrais sortir un peu de la maison mais je suis occupée avec le bebe. »

Chelsea chez elle à Nairobi, au Kenya, avec sa fille Ada. Photo : Sarah Waiswa

Les changements culturels et leur impact sur les soutiens en santé mentale

Chelsea s’inquiète de savoir si Ada prend suffisamment de poids. Elle craint qu’Ada soit congestionnée – est-ce sa faute, parce qu’elle ne l’a pas habillée assez chaudement ? Elle s’inquiète que le nombril d’Ada ne guérisse pas correctement. « L’anxiété est comme un interrupteur que je ne peux pas éteindre », explique Chelsea.

Les Luo comptaient traditionnellement sur des personnes appelées Jocho, ou personnes apaisantes, pour aider les membres de la communauté en détresse émotionnelle, notamment les femmes souffrant de ce que l’on appellerait aujourd’hui une dépression post-partum. « Si quelqu’un traversait un mauvais moment, Jocho venait afin qu’il y ait toujours quelqu’un sur place qui sache comment aider, et ils pouvaient même rester pendant des mois », explique William Janak, conseiller en santé mentale à Nairobi. Il ajoute que le travail des Jocho pourrait être décrit en termes occidentaux comme de la psychothérapie.

Chelsea s'inquiète de savoir si Ada prend suffisamment de poids. Elle craint qu'Ada soit congestionnée – est-ce sa faute, parce qu'elle ne l'a pas habillée assez chaudement ? Elle s'inquiète que le nombril d'Ada ne guérisse pas correctement. « L'anxiété est comme un interrupteur que je ne peux pas éteindre », explique Chelsea.

Aujourd’hui, il ne reste plus que quelques Jocho. Chelsea n’a personne pour apaiser son anxiété. Il n’y a qu’une centaine de psychiatres agréés dans tout le Kenya, ce qui est loin d’être suffisant, alors qu’on estime qu’une fille kenyane sur quatre est confrontée à des problèmes de santé mentale.

En Finlande, Anna, qui a accouché à peu près au même moment que Tsukasa et Chelsea, bénéficie d’un soutien en matière de santé mentale dans le cadre des soins réguliers prodigués par le système de santé publique. Avant la date prévue de son accouchement, Anna participe à une séance avec une infirmière de santé publique qui l’encourage à réfléchir à sa propre enfance et à envisager ce qu’elle pourrait vouloir faire différemment, un exercice puissant destiné à briser le traumatisme intergénérationnel. Puis, après avoir accouché et rencontré des difficultés pour allaiter, une infirmière de santé publique lui dit de ne pas trop s’inquiéter au sujet du complément en lait maternisé. Prenez soin de vous afin de pouvoir prendre soin de votre enfant, dit-elle gentiment à Anna ; tant qu’il grandit, tout va bien. Cela fait partie de la philosophie finlandaise selon laquelle réduire le stress maternel est également bénéfique pour le bébé.

Avant la date prévue de son accouchement, Anna participe à une séance avec une infirmière de santé publique qui l'encourage à réfléchir à sa propre enfance et à envisager ce qu'elle pourrait vouloir faire différemment, un exercice puissant destiné à briser le traumatisme intergénérationnel.

Au Japon, Tsukasa a également du mal à allaiter. L’hôpital lui a conseillé d’essayer d’allaiter son enfant autant que possible afin de maintenir sa production de lait, mais contrairement à Anna, elle ne bénéficie pas du soutien et des encouragements continus d’une infirmière de santé publique. Au lieu de cela, elle se dispute violemment avec sa mère, qui pense qu’elle devrait abandonner l’allaitement et passer au lait maternisé. « Tu as été nourrie au lait maternisé quand tu étais bébé, et tout s’est bien passé », lui dit sa mère.

Anna câline son fils nouveau-né, Luka, chez eux à Turku, en Finlande. Photo : Sonja Siikanen

Une étude réalisée en 2017 a révélé que les mères finlandaises en post-partum déclaraient des taux de bien-être subjectif nettement plus élevés que les mères japonaises [2]. « Les mères finlandaises ont reçu davantage de soutien de la part des cliniques de santé maternelle et infantile, et je pense que ce soutien leur a été bénéfique », explique Tuovi Hakulinen, responsable de la recherche à l’Institut finlandais pour la santé et le bien-être et l’une des auteurs de l’étude. Elle affirme que le système de santé finlandais offre des conseils professionnels fondés sur des données probantes qui peuvent être préférables aux modes de soins traditionnels transmis par les grands-parents. Néanmoins, le modèle japonais offre une continuité générationnelle et encourage la participation de la famille.

[2]

Yokoyama, Y., Hakulinen, T., Sugimoto, M., Silventoinen, K. and Kalland, M. (2017) Maternal subjective well-being and preventive health care system in Japan and Finland. European Journal of Public Health 28(4): 652–7. DOI: https://doi.org/10.1093/eurpub/ckx211

Trouver de l’aide en cas de manque de soins

Conscient des inconvénients liés au fait de compter sur les conseils et les soins des grands-parents, le Japon a mis en place de nouvelles mesures pour offrir un soutien professionnel aux nouvelles mères. Depuis 2019, par exemple, toutes les femmes japonaises ont accès à des établissements où des sage-femmes fournissent des soins 24 heures sur 24 et des conseils sur l’allaitement et les soins à apporter aux bébés. Les femmes peuvent s’y rendre immédiatement après l’accouchement ou plus tard dans l’année, par exemple lorsque les nourrissons commencent à devenir difficiles vers l’âge de 3 mois, et y séjourner gratuitement pendant une semaine ou à un tarif fortement subventionné.

« Si les membres de la famille ne peuvent pas s’occuper du bébé, nous prenons des dispositions pour que la nouvelle mère puisse bénéficier d’un soutien ailleurs, notamment auprès d’institutions publiques », explique Tomomi Yamamoto, directrice des soins infirmiers à l’hôpital Seibo de Tokyo.

Sarah, une nouvelle maman dans l’Utah, vit également à proximité d’un « hôtel de confinement », inspiré du système asiatique de soins post-partum. Contrairement aux centres publics japonais, la version américaine est privée et luxueuse : à l’Utah Postpartum Retreat, dans le centre-ville de Salt Lake City, les nouvelles mamans bénéficient à la fois de services d’allaitement et de pédicure dans leur chambre. « Grâce à des soins infinis, des repas personnalisés, des hébergements somptueux et le soutien d’experts, nous voulons donner aux parents les moyens d’embrasser leur parcours post-partum », peut-on lire sur son site web. Le coût est supérieur à mille dollars par nuit.

Incapable de se permettre cette retraite, Sarah envisage d’engager une doula postnatale, mais apprend que ce service est également hors de prix. Il existe également quelques programmes publics limités pour aider les familles à faibles revenus pendant la période postnatale, mais les revenus de Sarah en tant qu’enseignante, combinés à ceux de son mari en tant que livreur Amazon, les rendent inéligibles. « Si seulement ils aidaient les familles de la classe moyenne qui peuvent également être en difficulté mais qui ne sont pas éligibles », déplore Sarah.

Sarah et son mari Brian couchent leur fille Vivian chez eux à Salt Lake City, dans l'Utah. Photo : Kim Raff.

Une mère a également besoin de son partenaire et de ses pairs à ses côtés

En Finlande, le rôle des pères occupe désormais une place centrale dans les débats sur la politique familiale. Tuovi Hakulinen travaille sur un programme pilote qui offre aux futurs pères les mêmes conseils prénataux que ceux prodigués aux futures mères. Des infirmières dispensent également des conseils parentaux ; selon M. Hakulinen, de nombreux pères préfèrent recevoir des conseils d’un professionnel plutôt que de leur conjointe, tout comme les mères préfèrent parfois recevoir des conseils d’un professionnel plutôt que de leur propre mère.

La nécessité d’impliquer davantage les pères dans l’éducation de leurs enfants est encore plus grande au Japon, où les femmes effectuent six fois plus de tâches ménagères que les hommes, soit le ratio le plus élevé de tous les pays de l’OCDE. Des enquêtes montrent que les jeunes hommes japonais souhaitent se libérer des caricatures de la masculinité japonaise, comme le « nure-ochiba », l’homme qui consacre sa vie à son entreprise, puis prend sa retraite et se rend compte qu’il n’a ni amis ni loisirs et qu’il est devenu une « feuille mouillée » collée à la chaussure de sa femme. Cependant, il n’est pas toujours facile de trouver une nouvelle voie.

Tsukasa espérait que son mari, Kaz, serait plus disponible pour l’aider à s’occuper de leur bébé, Rota. Kaz lui-même voulait s’impliquer davantage que son propre père, un chirurgien cérébral qui, d’après ses souvenirs, ne faisait jamais la lessive. Kaz a suivi un parcours professionnel moins traditionnel, travaillant comme compositeur pour des groupes pop à succès. Cependant, son travail est exigeant et il ressent la pression de devoir subvenir financièrement aux besoins de sa famille. Il a droit à un an de congé parental, mais il n’en a pas pris. Kaz et Tsukasa sont tombés dans le piège des stéréotypes.

Cependant, Tsukasa trouve une autre source de soutien grâce à un « salon des mères » dans un centre communautaire local, un exemple du type de programmes financés par le Japon pour aider les nouveaux parents à créer leurs propres réseaux de soutien. Elle engage la conversation avec une autre nouvelle maman dont le fils est né en même temps que Rota, et elles décident rapidement de déjeuner ensemble. Tsukasa et les autres mères bénéficient toutes d’un congé payé garanti d’un an et passent beaucoup de temps ensemble. Tsukasa apprécie particulièrement les conversations enthousiastes sur l’éducation des enfants que l’on ne peut avoir qu’avec d’autres nouveaux parents dont les bébés ont le même âge.

Sarah, aux États-Unis, est quant à elle plutôt seule. Son mari Brian ne bénéficie d’aucun congé payé dans le cadre de son travail. Il est à noter que s’il occupait un poste de cadre chez Amazon plutôt que celui de livreur, il aurait droit à six semaines de congé payé. Cela montre à quel point les avantages sociaux offerts par les employeurs peuvent être inégaux.

Au Kenya, les hommes ont droit à deux semaines de congé paternité rémunéré, mais le compagnon de Chelsea est de plus en plus absent de sa vie depuis la naissance de leur bébé. Elle doit donc elle aussi traverser seule la période post-partum, sans bénéficier de séances de conseil public comme Anna ou de centres communautaires comme celui où Tsukasa a rencontré d’autres mères.

Sarah avec sa fille Vivian chez elles à Salt Lake City, dans l'Utah. Photo : Kim Raff

Il faut toute une communauté pour prendre soin des nouvelles mères

« Il est essentiel pour le bien-être psychologique des nouvelles mères de pouvoir échanger avec d’autres femmes dans la même situation », explique Aurélie Athan, psychologue clinicienne et membre du corps enseignant du Teachers College de l’université Columbia. « C’est similaire à ce dont ont besoin les victimes de traumatismes : elles doivent assimiler ce qui leur est arrivé. »

Dans l’Utah, Sarah reprend le travail après trois mois de congé partiellement rémunéré, soit moins que Tsukasa, Anna ou Chelsea, mais plus que beaucoup de femmes américaines. Elle est de plus en plus épuisée par ses efforts pour concilier ses responsabilités professionnelles d’enseignante avec les tétées nocturnes et les séances de tire-lait. Elle se sent morose, comme si sa vie avait perdu toute sa couleur. Elle fait part de ses inquiétudes à son médecin et repart avec une ordonnance pour le Prozac, un antidépresseur.

« En Amérique, nous louons les mères qui se donnent entièrement à leurs enfants », réfléchit Sarah. « Et c’est un problème, car nous avons alors l’impression de ne pas être de bonnes mères si nous ne le faisons pas. » Bien qu’elle ait davantage accès à des soins de santé mentale que Chelsea au Kenya, Sarah ne bénéficie pas du même soutien public qu’Anna en Finlande, ni du soutien social que Tsukasa trouve auprès des mères du centre communautaire au Japon.

Pour moi, écrire mon livre sur les expériences de mes amies Sarah, Chelsea, Anna et Tsukasa, toutes mères elles aussi, a été un moyen de surmonter mes propres difficultés à devenir mère. J’ai appris qu’il fallait une communauté et des efforts concertés non seulement pour élever un enfant, mais aussi pour soutenir une mère. Nos traditions post-partum à travers les pays et les cultures reconnaissent ce dont les nouvelles mères ont besoin : suffisamment de temps pour récupérer, une alimentation nutritive, des interactions sociales et des conseils réguliers, un allègement des tâches domestiques et professionnelles, et une réintégration joyeuse dans la société. La feuille de route existe, transmise par des générations de mères qui ont été confrontées à la même réalité biologique que les femmes du monde entier aujourd’hui. Nous ne devons pas gaspiller cet héritage.

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